Paul Gauguin est né à Paris, le 7 juin 1848, 56, rue Notre-Damede-Lorette. Son père est originaire d'Orléans ; mais, sa mère ayant des attaches familiales au Pérou, il passera là-bas quatre ans de sa petite enfance.
A dix-sept ans, le jeune Paul s'engage dans les équipages de la pilotin.
flotte, comme pilotin.
Il voit Rio de Janeiro, Bahia, la Suède et le Danemark.
Peu de temps après la mort de sa mère, en 1871, il renonce à la marine et entre comme employé chez un agent de change à Paris.
Gauguin est un garçon sérieux, intelligent et il se crée une situation assez enviable. Le 22 novembre 1873, il épouse une jeune Danoise de bonne bourgeoisie : Mette Sophie Gad. Sa vie est très aisée et il ne semble en rien vouloir échapper aux conventions sociales. Pourtant, sous d'aussi rassurantes apparences, le drame se prépare. Gauguin s'était lié avec Emile Schuffenecker, employé comme lui et peintre à ses heures de loisir. C'est ce dernier qui l'initie à la peinture dès 1874. | Vairumati, 1897 . Portrait de groupe Post-Impressionnistes Paul Gauguin Dimensions : 73 cm x 94 cm
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a période d'apprentissage est très brève puisque, en 1876, il est accepté au Salon. Ce qui signifie aussi qu'il est un amateur très sage. Mais il ne devait pas se tenir très longtemps éloigné des impressionnistes. Par Pissarro, il fait la connaissance de tout le groupe et achète des tableaux à chacun. En 188o, 1881 et 1882, il participe à leurs expositions. En 1883, il abandonne sa situation pour se consacrer à la peinture. Sa femme se demande comment ils vont vivre, eux et leurs cinq enfants. Mais Gauguin est heureux. Les difficultés ne tardent pas à apparaître, la misère s'installe. Mette décide de retourner au Danemark avec ses enfants. Gauguin l'accompagne, mais il se sent totalement dépaysé et s'empresse de rentrer en France. La misère la plus affreuse
l'attend. En juin 1886, il s'installe pour plusieurs mois à l'auberge Gloanec, à Pont-Aven Sur le choix de la Bretagne, ses amis ont tenté de trouver des explications. D'après Daniel de Monfreid, « il allait chercher, dans ce qu'il croyait un pays aux moeurs archaïques, une ambiance, une atmosphère différentes de nos milieux civilisés à outrance, afin de retourner, dans ses propres oeuvres, à l'art primitif ».
Durant ce premier séjour en Bretagne, il rencontre Emile Bernard et Charles Laval. En hiver, il revient à Paris, où il se lie avec Vincent Van Gogh*. Il n'a qu'un désir, quitter la capitale, « désert pour l'homme pauvre ». Il part pour Panamà, puis pour la Martinique. La misère est la même. Les couleurs éblouissantes, l'exubérance tropicale sont telles qu'il les attendait. C'est à la Martinique qu'apparaissent timidement les premières caractéristiques de ce que sera l'art de Gauguin : l'aplat de couleur et le cerne. Dès le printemps 1888, il retourne à Pont-Aven ; il y retrouve Laval, Emile Bernard et un nouveau venu, Sérusier, qui va devenir son adepte. C'est à partir de 1888 que va naître difficilement ce qu'on appellera le synthétisme. Il est possible
que les principes esthétiques aient été formulés par Emile Bernard, comme il le dira lui même par la suite, mais il n'a pas joué auprès de Gauguin le rôle important qu'il a voulu se donner. A Pont-Aven et au Pouldu, éloigné de la nature, simplifié dans la forme: aplats colorés, cernes noirs soulignant le dessin. Ce sont la Vision après le sermon, le Christ jaune et un autoportrait en charge. Un séjour de deux mois à Arles auprès de Van Gogh se révèle un échec ; il retourne en Bretagne. D'autres peintres l'accompagnent, formant ce que l'on a appelé l'école de Pont-Aven, bien que le terme soit discuté. Il jouit d'un grand prestige et pourrait se contenter d'une aussi belle position. Pas du tout ! Le 23 février 1891, il met trente tableaux
aux enchères à l'hôtel Drouot et, muni d'une somme relativement importante, il s'embarque le 4 avril pour Tahiti. Il s'installe à Mataïéa dans une paillote, parmi les indigènes. Il vit leur vie et peut écrire : « je sens que je commence à posséder le caractère océanien. » Il est content de son travail : Femmes sur la plage, Vahiné au gardénia, Otahi, I raro te oviri, Quand te maries-tu ? Trois Petits Tahitiens derrière une table.
| Le repas, Les bananes, 1891. Scène intérieure Post-Impressionnistes Paul Gauguin Dimensions : 73 cm x 92 cm
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Au mois d'avril 1893, la maladie et le manque d'argent ont raison de lui.Il rentre en France où l'attend un petit héritage. Une exposition personnelle en novembre est un fiasco du point de vue matériel. Mais l'impression est profonde sur Bonnard, Vuillard et les nabis. Et Gauguin, une fois encore, décide de retourner en Océanie. En juillet 1895, il s'installe au nord de l'île de Tahiti. Il souffre de nouveau, et de la maladie, et du manque d'argent. Quand son corps lui laisse du répit, il travaille avec frénésie : D'où venons-nous, que sommes nous, où allons-nous ? Maternité, Never more.
Son manuscrit Noa-Noa paraît à la Revue blanche. Quelques démêlés avec les autorités de Tahiti l'obligent à s'installer dans une des îles Marquises. Exténué par les privations et la maladie, il s'y éteint le 8 mai 1903. Ses derniers tableaux sont : Cavaliers sur la plage, Et l'or de leur corps et Village breton sous la neige. Gauguin a une situation très particulière dans l'histoire de la peinture moderne. Il n'a eu d'influence directe que sur le nabisme, mouvement assez vite dépassé par ses adeptes mêmes. Kandinsky, au sujet des origines de l'art abstrait, se réfère uniquement à l'impressionnisme et à Cézanne. Pourtant, dans ses oeuvres de la période 1900, on retrouve l'esprit de la « synthèse. » Quant à son influence sur les fauves, elle est aussi très contestée. Matisse ne fait à Gauguin que des allusions très réticentes.
| Arearea, Joyeusetés, 1892. Scène extérieure Post-Impressionnistes Dimensions : 75 cm x 94 cm
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Muséographie Le "Christ jaune" se trouve au musée de Buffalo, "D'où venons-nous... ?" à celui de Boston, Never more à Londres. Le Louvre possède plusieurs toiles. dont " Et l'or de leur corps ". En province, toiles à Lyon, Grenoble et Reims. | | 
AG -
27.07.2007 10:22 PM |
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