Jean-Baptiste Siméon CHARDIN

Jean-Baptiste Siméon CHARDIN
Dates : 1699-1779. (80 ans)
Lieu : Paris.
Thèmes : Natures mortes, scènes familières, portraits.
 
Jean-Baptiste Siméon CHARDIN


Il est né à Paris, un 2 novembre, rue de Seine. Son père, menuisier, fabricant de billards rue du Four, l'inscrit en 1724 à l'académie de Saint-Luc, vieille confrérie des maîtres peintres. Il travaille auprès de Noël-Nicolas Coypel.
Son premier succès est une enseigne pour chirurgien. La nature morte, les objets modestes et familiers l'inspirent particulièrement : ustensiles ménagers, gibiers, fruits, fleurs, pain, vaisselle, nappes, cuviers. Il y dévoile assez tôt songénie: en 1728, le Buffet et la Raie le révèlent à l'Académie royale, où Largillière lui fait le meilleur accueil. La Raie, exposée place Dauphine, est une savoureuse - et « dégoûtante », eût dit Diderot - composition de poissons à la manière flamande. Sous les ailes largement déployées d'une raie, dont les intestins béent, un chat dérange quelques huîtres et éparpille des poissons.

La raie - 1728
Musée du Louvre Paris
La brioche - 1765
Musée du Louvre Paris

Ce réalisme, où Diderot voit surtout une recherche du trompe l'oeil, nous touche moins aujourd'hui que la composition rigoureuse, la lumière contenue et surtout l'admirable matière picturale de ses natures mortes : le Bocal d'olives, le Gobelet d'argent, le Panier de raisins, la Table de cuisine, la Fontaine de cuivre, Pipe et vase à boire. L'art de Chardin est tout de nuances, fait de correspondances secrètes, d'échos subtils : à la matière lisse d'un bois ciré ou d'un verre répond le grain d'un pot de grès, la croûte épaisse d'un pain ; au rose assourdi d'un tablier, le bleu discret d'un noeud. Les allégories peintes pour M. de Marigny évoquent les Attributs des arts et des sciences et les Attributs de la musique. En 1735, il perd sa femme, Marguerite Saintard, dont il a eu un fils et une fille ; il se remarie avec la Normande Marguerite Poyet : son patrimoine croît notablement. En 1752, la Direction des bâtiments du roi lui accorde une pension, puis un logement au Louvre. Il est nommé trésorier de l'Académie, fonction qu'il occupera avec conscience jusqu'en 1774.

Les instruments du fumeur
Musée du Louvre Paris
La citerne de cuivre
Musée du Louvre Paris

En un second temps, Chardin aborde le portrait ; au lieu d'une cour brillante et affectée, il observe la famille, l'individu, qu'il saisit dans leur vie quotidienne. L'ensemble forme une bonne étude de la société française d'avant 1789 : on y trouve la Récureuse, la Ménagère, le Bénédicité, la Toilette dumatin et l'étonnante Pourvoyeuse dont les bleus tendres évoquent Vermeer. Vient le temps des loisirs ; il décrit les jeux de l'enfance ou de l'adolescence avec une ferveur com- plice (la Fillette aux cerises), des enfants jouant à Foye, aux osselets, soufflant des bulles, ou bien la Fillette au volant,* dans les tons clairs de l'aquarelle. Quand il a soixante-douze ans, sentant sa vue faiblir et rencontrant de la difficulté à manier les couleurs à l'huile, comme Degas cent ans plus tard, il trouve dans le pastel une technique plus rapide, moins fatigante ; il découvre dans les traits du visage pris en gros plan - parfois le sien - une nouvelle vérité humaine, quelques éléments d'un ultime message. Ce sont, selon le mot des Goncourt, ses « adieux à la lumière ». Il meurt un 6 décembre. Il compta Fragonard parmi ses élèves et reconnut très tôt le talent de Louis David. Son fils Pierre, qu'il avait mené jusqu'au prix de Rome à vingt-deux ans, devait disparaître à Venise.

Le chaudron de cuivre
Musée Cognacq-Jay
Le gobelet d'argent - 1766
Musée du Louvre Paris

 

Muséographie

L'oeuvre de Chardin (à Paris au Louvre) comprend des portraits : Autoportrait aux besicles (1771), AutoPortrait, l'Enfant au toton, la Pourvoyeuse (1739), le Bénédicité, et des natures mortes . la Raie, la Brioche (1763), Melon entamé, Gobelet d'argent, la Fontaine de cuivre, le Bocal d'olives (1760), les Débris d'un déjeuner, Pipe et vase à boire, les Attributs de la musique. Florence (Offices) jeune Fille au vent. Berlin (musées) Dame cachetant une lettre (1733) Jeune Dessinateur taillant son crayon(1737).



Jean Baptiste Siméon CHARDIN, biographie : Artiste peintre Jean Baptiste Siméon CHARDIN / réalisme, réaliste
AG - 27.07.2007 10:15 PM
 
 
 
 
 
Jean Baptiste Siméon CHARDIN, biographie : Artiste peintre Jean Baptiste Siméon CHARDIN / réalisme, réaliste